L’objectif principal de la proposition actuelle BLUEERA est la création d’un nouveau programme de master sur l’économie bleue durable dans la région sud de la Méditerranée (pays de la région 3 : Tunisie,Égypte et Jordanie). Notre objectif ultime est d’utiliser les ressources océaniques de manière durable pour répondre aux besoins de croissance économique locale,améliorer les moyens de subsistance,développer l’entrepreneuriat local et créer des emplois (en particulier pour l’autonomisation des jeunes),tout en préservant la santé des écosystèmes marins. Les pays participants à cette proposition incluent deux universités de chacun des pays du Sud (Égypte,Tunisie et Jordanie),en plus de trois universités européennes (France,Italie et Grèce). Pendant la durée du projet (3 ans),de nombreuses activités seront mises en œuvre : analyse des écarts,installation de laboratoires,travaux pratiques sur le terrain,renforcement des capacités du personnel et des étudiants,écoles d’été et d’hiver,et formations dans des universités européennes. Des séminaires et ateliers en présentiel et en ligne seront également organisés,ainsi que des événements de diffusion des connaissances. Pour être admissibles au programme de master proposé,les candidats issus de divers domaines (sciences marines,géologie,géophysique,génie environnemental,gestion des zones côtières,économie environnementale,etc.) seront invités à postuler. Les résultats attendus sont la formation de diplômés hautement qualifiés dans les domaines de l’économie bleue durable. Grâce au consortium BLUEERA et à sa contribution significative au développement des échanges de connaissances,d’expertise et d’outils de bonnes pratiques,l’intégration professionnelle et entrepreneuriale,l’employabilité et la professionnalisation des étudiants seront favorisées. La pérennité du plan proposé garantira la continuation du programme de master bien audelà de la fin du projet. Par ailleurs,l’interconnexion entre les laboratoires et les futures collaborations de recherche renforcera les capacités dans le domaine de l’économie bleue,y compris la mise en place de coencadrements pour les étudiants en master et doctorat.
L’objectif global du projet « WE4HER Leadership » est de transformer la gouvernance des établissements d’enseignement supérieur (EES) de la Méditerranée en promouvant et en adoptant une culture de l’égalité de genre. Plus précisément,« WE4HER Leadership » vise à augmenter la proportion de femmes au sein des instances décisionnelles des EES,contribuant ainsi à une gestion et une gouvernance plus inclusives de ces institutions. En effet,bien que les femmes soient majoritaires aux niveaux hiérarchiques inférieurs,elles deviennent minoritaires à mesure que l’on monte dans la hiérarchie. L’existence d’une telle injustice prive non seulement les EES de la moitié de leur capital humain,mais nuit également aux communautés universitaires et à la société dans son ensemble. Les partenaires du projet – le coordinateur AixMarseille Université (FR),Autónoma de Madrid (ES),Roma Sapienza (IT),Constantine 3 (DZ),Mostaganem (DZ),Antonine (LB),Université Libanaise (LB),Sousse (TN) et Tunis El Manar (TN) – sont tous politiquement engagés en faveur de l’égalité de genre. Ils travailleront ensemble pour avancer dans cette voie : collecte de données genrées,sensibilisation des décideurs à l’existence et aux causes des inégalités de genre,mise en place d’un cadre politique favorable à l’égalité,organisation de formations visant à réduire les biais de genre dans les décisions de recrutement,et enfin,amélioration de la sensibilisation au harcèlement basé sur le genre et aux moyens de le traiter. Chaque partenaire mettra en œuvre ces actions selon son expérience préalable et son contexte institutionnel,tout en s’enrichissant des échanges et de l’apprentissage entre pairs. Les enseignements tirés,les méthodologies et les résultats seront ensuite partagés avec d’autres établissements de la région. Ce projet de 36 mois,axé spécifiquement sur la transformation institutionnelle des EES,cible en priorité le personnel académique et administratif,mais l’ensemble des communautés universitaires bénéficiera des impacts du projet.
Le patrimoine culturel est reconnu comme un levier et un catalyseur du développement durable. Sa réutilisation / réutilisation adaptative et sa valorisation jouent un rôle crucial dans l’attraction touristique, l’augmentation de l’employabilité, le développement du potentiel économique régional, la production de développement urbain et régional, tout en prolongeant la durée de vie du patrimoine. Cependant, de nombreux sites patrimoniaux ne sont pas reconnus par leurs gouvernements et manquent de visibilité et de sensibilisation touristique. L’absence de stratégie claire de développement et de promotion de ces sites entraîne la perte de leur valeur unique. De plus, l’inadéquation des infrastructures et/ou des services sur ces sites a un effet dissuasif sur les visiteurs. La région du SudMéditerranéen (3) est caractérisée par de nombreux sites patrimoniaux négligés, peu mis en valeur par l’industrie touristique. Ce manque se reflète également dans le secteur académique, qui doit acquérir les compétences appropriées pour une gestion innovante du patrimoine culturel par le biais du développement touristique. Le monde académique a besoin de l’introduction d’une formation hybride, à l’intersection du patrimoine, de l’aménagement du territoire, du tourisme et de l’économie. Le projet vise à identifier les leviers liés au potentiel du patrimoine culturel dans le cadre du développement de destinations touristiques, favorisant une reprise socioéconomique. D’un autre point de vue, il étudie également le rôle des sites touristiques dans la préservation et la revitalisation des biens patrimoniaux. Le projet mettra en œuvre des programmes d’études intensifs (ISP) dans six universités, promouvant des approches d’apprentissage par les pairs, tout en contribuant au développement urbain des études de cas en Italie, Espagne, Égypte et Tunisie. Il établira un partenariat stratégique entre établissements d’enseignement supérieur, afin de répondre aux lacunes de l’enseignement en gestion du patrimoine associée à la promotion touristique, et à la sousexploitation des ressources patrimoniales (matérielles et immatérielles). Le projet abordera la gestion du patrimoine selon six axes principaux : Planification urbaine Planification socioéconomique Directives architecturales Utilisation créative Efficacité environnementale Économie circulaire Le projet adopte une approche intersectorielle, en impliquant plusieurs secteurs lors des ISP, notamment l’enseignement supérieur, les entreprises, le tourisme, les autorités patrimoniales, les gouvernements locaux et les citoyens. Il produira six livrables intellectuels principaux, accessibles aux étudiants, enseignants et professionnels actifs dans les domaines du patrimoine culturel et du tourisme. Les programmes d’études intensifs (ISP) offriront un développement théorique et pratique autour d’études de cas patrimoniaux. Déployés en plusieurs phases, chaque ISP sera ouvert aux étudiants des quatre universités bénéficiaires. Ils renforceront l’exposition des étudiants, favorisant l’internationalisation et la mobilité. Les ISP basés sur les études de cas fourniront des propositions de valorisation de sites patrimoniaux locaux négligés, avec l’apport d’experts en gestion du patrimoine et des autorités locales.
L’enseignement et la pratique de l’ingénierie,et plus généralement des disciplines STEM (sciences,technologie,ingénierie et mathématiques),sont coûteux,peuvent épuiser des ressources précieuses (matériaux,énergie,etc.) et sont souvent très chronophages (notamment dans la mise en place d’expériences physiques ou les démarches de type essaierreur). C’est pourquoi la modélisation numérique s’impose progressivement dans de nombreux domaines liés aux STEM,allant de la fiabilité mécanique des ponts à la conception de dispositifs médicaux implantables. La modélisation numérique permet en effet des tests rapides et peu coûteux sans avoir à construire de dispositifs physiques,elle offre des perspectives et une meilleure compréhension des phénomènes,peut être utilisée pour concevoir des produits ou des solutions,et permet aussi l’optimisation de processus. Par ailleurs,pour développer des solutions concrètes et adaptées au monde réel et transformer l’enseignement,la formation technique doit être complétée par une formation entrepreneuriale. Le projet PYTHAGORAS répond à ces besoins en proposant huit modules de formation (en présentiel et en ligne),couvrant des thématiques allant de la modélisation numérique et de la conception jusqu’à l’entrepreneuriat et les compétences en affaires. Ces modules sont autonomes et peuvent être intégrés pour actualiser et moderniser des cursus existants. Les formations seront appliquées à des problématiques réelles,à travers trois études de cas prévues en Égypte et en Tunisie,les étudiants devant présenter un business case basé sur les solutions qu’ils auront développées. La formation cible la prochaine génération d’innovateurs : étudiants de niveau licence et master,jeunes professionnels (objectif : plus de 200 participants),ainsi que des enseignants qui formeront les futurs étudiants (objectif : 20 formateurs). Les activités comprendront également la création de laboratoires interconnectés et l’implication du marché du travail. L’impact attendu porte sur : l’amélioration des compétences des participants,l’augmentation de leurs perspectives d’emploi,le développement d’une culture de l’innovation en ingénierie,où des connaissances modernisées,fondées sur des méthodes numériques et digitales avancées,seront mises en œuvre et valorisées sur le marché.