En réunissant les 13 universités publiques tunisiennes, le Ministère de l’Enseignement Supérieur (MESRS) et deux autres acteurs très importants tels que l’ANPR et l’IEAQA, le projet DIRASA a pour objectif de contribuer à l’amélioration de la gouvernance de la recherche universitaire en Tunisie en promouvant le dialogue et la coopération scientifique entre les acteurs du système national de recherche tunisien. Plus précisément, DIRASA vise à renforcer les capacités de suivi stratégique et de prospective scientifique par l’amélioration des compétences du personnel universitaire, en augmentant la visibilité de la recherche universitaire et en développant les interactions entre la recherche et le socioéconomique. En raison de ces objectifs, DIRASA met en avant les nouvelles technologies dans l’enseignement supérieur nécessaires au développement du secteur de l’enseignement supérieur et de ses liens avec la société, à travers la création d’un réseau à l’échelle nationale où les universités, les unités de recherche et laboratoires, les centres de recherche collaborent pour appliquer les produits de recherche dans le contexte local. Trois groupes cibles principaux sont visés par les actions du projet : Les dirigeants (recteurs, vicerecteurs, responsables d’établissements et de départements, doyens et vicedoyens en charge de la recherche universitaire) des universités tunisiennes ; Le personnel administratif et académique ainsi que les personnes en charge de la gestion et de l’administration de la recherche, responsables de la gestion opérationnelle de la recherche ; Enfin, les chercheurs et doctorants, qui bénéficieront des formations proposées par le projet. En plus de ces groupes cibles, des représentants de la société civile (décideurs politiques, autres institutions nationales et locales non partenaires du consortium) participeront activement aux ateliers de coopération encore prévus par le projet.
La pandémie de Covid19, survenue en 2020 et 2021, est venue confirmer encore davantage l’importance de la numérisation des administrations, des entreprises, et bien entendu, des établissements d’enseignement supérieur. Les pays africains se sont engagés dans cette dynamique numérique, mais ils progressent à un rythme plus lent. Cela s’explique certes par des facteurs économiques, culturels et politiques, mais aussi par un manque de connaissances et de capacités des établissements d’enseignement supérieur à renouveler leurs pratiques pédagogiques à travers le prisme du numérique. Dans ce projet, nous approfondissons la problématique de la fracture numérique et proposons une contribution à sa réduction. Nos idées et orientations s’appuient sur des études antérieures qui ont clairement mis en évidence le besoin critique, mais aussi les défis auxquels sont confrontés les établissements d’enseignement supérieur africains pour s’adapter aux exigences actuelles et futures du marché du travail ainsi qu’aux attentes des étudiants. Nous proposons ainsi un cadre stratégique pour accompagner la numérisation, un cadre à la fois culturellement et fonctionnellement adaptable, afin d’éviter une solution unique standardisée. Le transfert de bonnes pratiques de l’Europe vers l’Afrique est essentiel pour atteindre cet objectif. C’est pourquoi nous proposons la création de centres numériques ayant pour mission de renforcer les compétences numériques et les soft skills de tous les acteurs impliqués dans la mission de l’enseignement supérieur. Nous établissons des liens avec d’autres parties prenantes de la société pour favoriser le transfert de connaissances, en mettant en place des communautés de pratique et des catalyseurs numériques. Notre stratégie de diffusion vise à favoriser un changement sectoriel en Afrique et à mieux répondre aux enjeux de l’élargissement de la participation en Europe
Le marché du travail maghrébin se caractérise par un chômage élevé des jeunes et un faible niveau d'intégration des femmes. L'intégration des jeunes est entravée par un modèle de développement économique qui ne crée pas suffisamment d'emplois, combiné à une formation qui n'est pas adaptée aux besoins du marché et au manque d'emplois attrayants dans le secteur formel. Pour résoudre ces problèmes, les établissements d'enseignement supérieur de la région doivent améliorer les perspectives d'emploi indépendant pour les diplômés, en particulier les femmes. WEMag vise à aider à réduire les obstacles à l'entrepreneuriat pour les jeunes femmes instruites en Tunisie et au Maroc en leur fournissant des connaissances entrepreneuriales, de l'expérience et l'accès à des réseaux à des fins commerciales. En utilisant une approche de conception-pensée, il créera un nouveau cours universitaire commun sur l'entrepreneuriat conçu pour les femmes, y compris l'apprentissage par l'action axé sur les projets, l'apprentissage en ligne et un stage leur permettant de découvrir les premières étapes des entreprises en herbe. Ce cours permettra d'améliorer les connaissances, les aptitudes et les compétences des étudiantes et des jeunes diplômés en Tunisie et au Maroc pour l'employabilité et la création d'entreprises après l'éducation formelle. Il favorisera l'esprit d'entreprise des étudiantes et les aidera à construire des réseaux professionnels pour la création d'entreprises avec des acteurs clés dans leurs écosystèmes de démarrage locaux. Après le cours d'un an, les étudiants qui souhaitent poursuivre bénéficieront d'un coaching personnel pour lancer leur propre entreprise. Le projet améliorera également la pédagogie entrepreneuriale grâce à une formation des enseignants. Cette composante de formation des enseignants sera co-créée avec des universités partenaires du Maghreb et inspirée par la méthodologie de conception des services, afin de répondre au mieux à leur contexte et à leurs besoins. Compte tenu des outils et du soutien appropriés, un plus grand nombre de femmes diplômées lanceront leur propre entreprise en Tunisie et au Maroc, ce qui aura un impact bénéfique à la fois sur leurs perspectives d'emploi et sur l'économie dans son ensemble.
Développement d'une académie de formation à l'entrepreneuriat digital et aux compétences pour le futur du travail. Création de formations hybrides et de certifications en compétences numériques et entrepreneuriales.